pour en savoir plus

Cette édition 2015 de ce « Baromètre du numérique »

s’articule en deux parties distinctes : les principaux taux d’équipements (téléphone  fixe, téléphone  mobile, smartphone, ordinateur à domicile, tablette et connexion internet à domicile) tandis que le second s’attache plus particulièrement aux usages. On y apprend, notamment, que l’habitude de faire des achats en ligne se maintient et concerne 55% des sondés alors que 61% se servent d’internet pour préparer un achat. De même, près d’une personne sur deux (49%) à consulter sur internet des notes, commentaires et évaluations laissées par les usagers ou des acheteurs alors que seulement 26% des personnes interrogées par le CREDOC ont laissé des témoignages avec un taux de confiance qui s’affiche à 41% en moyenne, les jeunes et les diplômés faisant figure de plus confiants. Parmi les tendances de fond observées par le Baromètre du numérique, à noter qu’internet est de plus en plus consulté pour la santé avec 41% de la population française concernée, soit +4 points en 4 ans, relève-t-il. Sans surprise, les réseaux sociaux poursuivent leur progression (52%, +4 points par rapport à 2014) tandis que plus d’une personne sur deux (51%) utilise internet pour écouter de la musique ou réaliser des démarches administratives (53%). En outre, quasiment autant de personnes utilisent internet pour regarder ou télécharger des films, des vidéos ou des séries (35%) que pour regarder la TV en direct ou en rattrapage (37%). Enfin, les pratiques collaboratives atteignent « des seuils significatifs », selon le CREDOC, avec 15% des sondés qui ont recouru auprès d’un particulier à un services ou à un bien contre rémunération tandis que 8% ont proposé un bien ou un services, également contre rémunération. 5% ont quant à eux procédé à l’échange d’un bien ou d’un service entre pairs, sans rémunération.

Pour aller plus loin :

 

Rapport du Conseil National du Numérique « Citoyens d’une société numérique – Accès, Littératie, Médiations, Pouvoir d’agir: pour une nouvelle politique d’inclusion numérique » novembre 2013

Le Conseil National du Numérique a remis ses conclusions sur l’inclusion numérique à Fleur PELLERIN, ministre déléguée chargée des Petites et moyennes entreprises, de l’Innovation et de l’Économie numérique, le mardi 26 novembre lors des journées de l’AVICCA.

Adopté par les membres du CNNum, le rapport intitulé « Citoyens d’une société numérique – Accès, Littératie, Médiations, Pouvoir d’agir: pour une nouvelle politique d’inclusion » s’appuie sur des concertations organisées tout au long du printemps et de l’été 2013. Ces rencontres contributives ont rassemblé environ 60 personnes : associations, élus, médiateurs, représentants d’entreprises, fédérations professionnelles, administrations, experts et chercheurs.

Les travaux ont été portés par une dizaine de membres du CNNum, coordonnés par Valérie PEUGEOT, vice-présidente.

A l’issue de ce travail, le CNNum a voté un rapport recommandant :

  • de viser l’accès au sens large et de faire en sorte que le numérique contribue à faciliter plutôt qu’à complexifier les démarches et services essentiels;
  • de développer la littératie pour tous, comme référentiel commun et évolutif de compétences, afin d’inclure “au” mais également “avec” le numérique, en tant qu’accélérateur de transformation sociale;
  • de renforcer les médiations, en organisant la mise en réseau de la diversité d’acteurs, la mutualisation et le partage des bonnes pratiques, afin de faire face à des besoins qui seront croissants et pérennes;
  • de permettre la transformation sociale en donnant du pouvoir d’agir par le développement individuel d’habilités et de sens critique (“pouvoir de”), par l’association de l’initiative collective aux méthodes distribuées, collaboratives et horizontales caractéristiques du web (“pouvoir avec”), et par le développement d’une “voix de retour” élus-citoyens et du codesign des politiques publiques (“pouvoir sur”).

Télécharger le rapport

Avis du CNNum relatif au projet de loi pour une République numérique

 

 

LE MOT DE…

Lucie Anizon – Institut de la concertation

Le printemps 2016 débute dans un climat d’effervescence citoyenne ; il nous a semblé important d’évoquer ici le mouvement naissant de la Nuit Debout, symptomatique des désirs de changement d’une partie de la population. Depuis jeudi 31 mars, tous les soirs, se sont rassemblés jusqu’au bout de la nuit, Place de la République, à Paris, mais aussi en province, en Belgique, dans des grandes villes comme dans des villes moyennes, des centaines de personnes. Ces rassemblements illustrent ainsi différents besoins : réappropriation de la ville, temps de dialogue, lieux de rencontre et de partage, expérimentation d’une autre façon de faire et de vivre ensemble… L’alliance entre utilisation des réseaux sociaux et temps de rencontres et d’échange en présentiel, entre lieux de manifestations et modes de mobilisation dits « traditionnels » (la place de la République, l’Assemblée Générale) et utilisation d’outils d’animation novateurs (même s’ils ne sont pas nouveaux en soi) et incluants, illustre bien la volonté de ce mouvement, non pas de faire table rase de l’existant, mais de l’améliorer et de se l’approprier. Ces espaces intergénérationnels et auto-organisés, qu’ils soient pérennes ou non, sont des témoins de la nécessité d’un renouveau démocratique et des formes d’engagement citoyen.

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